.Allongé sur le sol, dans le vestiaire. La musique a fond. Une ou deux bouteilles entamés à ta gauche. Des gobelets tombés sur ta droite. T'en peux plus.
Cette putain d'envie de gerber. De pioncer.
Puis t'ouvres les yeux. Tu les regardent. Ils dancent tous. La piste que tu ne vois même plus avec toute cette fumée dans la salle.
Ton verre est vide. T'en rempli un autre. Tu les entends tous débiter les paroles de ces sons qui ont tant marqués les années 80.
Certains ne chantent pas, mais gueulent. Les uns se tremoussent. Les autres se cassent la figure. Les bienfaits de l'alcool. Tu te remplis encore un verre. Certains se bécotent. D'autres baisent. Puis quelques-uns causent, se tapent des vieux trips.
Cette putain d'obscurité mélangé a ce brouillard t'empéchent d'en voir plus. Mais peu importe. De toute façon, l'envie de rendre tripes et boyaux reviens au galop. Tu fermes les yeux. T'approches ton verre. Merde, il est vide. Tu t'en rempile un énième. Cul-sec celui-çi.
Puis les gens qui viennent chercher leur manteaux. Qui t'allument la lumière dans la gueule. Qui prennent de tes nouvelles " Hep mec, tu va bien ? ". " Bah écoutes, pour le moment ca l'fait, mais quand t'auras éteint cette lumière et que tu te seras cassé, j'pense que ca ira encore mieux. Mais attends, pendant que t'es là, rends toi utile stp, sers moi un verre! ".
Hop, un nouveau dans l'bidon. Un vieux relent. Tu te lèves. Tu la sens venir. Tu va dehors. Tu sombres sur le trottoir. A quattre pattes. Faut s'redresser. Avec grand peine, t'y arrives enfin.Tu va dans la pelouse. Tu t'étales dans l'herbe. Tu dégueule. Enfin. Ca soulage. Ca fini pas souvent comme ça, mais alors qu'est ce que tu kiffe malgré tout cette situation!
Puis tu fermes les yeux. Tu t'oublie. Pioncer dehors. Dans l'gazon. La musique s'éloigne peu à peu. Les gens également. Tout retrouve son calme.
Tu t'assoupis en pensant bétement a la réaction que t'auras le lendemain.
Quand tu te demandera ce que tu fais là...
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